Jacqueline Baldran Maître de conférences. Paris IV
 

Université permanente de la Ville de Paris

Son salon va devenir partie intégrante du style de vie qui faisait de la France, la patrie idéale des hommes cultivés de toute l'Europe; sa maison est un centre cosmopolite où affluent les étrangers illustres,voyageurs ou diplomates qui séjournent à Paris pendant des périodes plus ou moins longues et pour qui le retour dans la patrie a le goût amer de l'exil. Sa seule rivale, pour l'heure, est Mme Geoffrin...


                         
                          Salon de Madame Geoffrin 




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Collège  du Temps retrouvé . Eaubonne 
 

Dans la constellation des romantiques,Vigny est une figure moins colorée que Dumas.Ami de tous les jeunes romantique , avec les années il ne  fut pas toujours exempt d'une certaine jalousie, parfois méprisante , à l'égard de ses  confrères tapageurs. Ils  étaient si différents...


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Collège du Temps retrouvé. Eaubonne




Dès avant 1830, les innovations de Vigny avaient porté sur le théâtre, le roman et surtout la poésie. La révolution de 1830 donna, à ce travail créateur, une actualité renouvelée.Avec la Monarchie de Juillet, la bourgeoisie triomphe ainsi que ses valeurs: économie, rendement, essor du capital progrès industriel, utilité et efficacité de l'argent. La société se transforme et les poètes ne peuvent s'adapter car leurs exigences profondes sont en contradiction avec cette réalité politico- sociale. C'est dans ce contexte qu'il faut replacer "Les Consultations du Docteur Noir", qu'il publia en 1832...

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Université Permanente de la Ville de Paris,
cycle consacré au Siècle d'or espagnol


Novembre 1562 - 27 août 1635

Nul ne peut mieux incarner les contradictions de l'âme espagnole en ce siècle d'or que celui qu'on surnomma "le prodige" le "phénix de la nature".   
Son père, Felix de Vega Carpio, était originaire de la région de Santander, brodeur  de luxe de son métier, il aimait les lettres, écrivait des vers. Il  était passionné et d'une piété extrême. Il était marié, père de deux enfants, quand ,sur un coup de cœur, il quitta Valladolid où sa famille était installée, pour suivre à Madrid, une femme dont il venait se s'éprendre. Sa femme le poursuivit, sut le reconquérir et de leur réconciliation naquit leur fils Lope, le 25 novembre 1562.  " C'est pour jalousie que je fus"...    

     
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Université Permanente de la Ville de Paris,
cycle consacré au Siècle d'or espagnol

 Dernier amour de Lope, dernier piège du destin, dernier nœud d'impossibilités et d'incohérences dans ce destin hors norme. Elle s'appelle Marta de Nevares. Elle a 26 ans. On l'avait mariée à 13 ans à un Asturien, rustre et vulgaire, Roque Hernandez qui vivait le plus souvent sur ses terres. La jeune femme avait fini par s'installer avec sa mère et sa sœur poétesse qui réunissait dans sa maison, proche de celle de Lope, une brillante compagnie de lettres...

      


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La comedia espagnole est, avec le drame élisabéthain et la tragédie française classique, l'un des trois théâtres inventés par l'Europe des temps modernes.
Mais alors qu'on ne cesse de mettre en scène Shakespeare et nos classiques, les plus grands dramaturges espagnols, Lope de Vega, Tirso de Molina, Calderon ne connaissent pas pareille fortune . 

Peut -être , la comedia souffre - t-elle  d'avoir été conçue pour répondre, au jour le jour, à la demande d'un public avide de nouveautés? Même au zénith de son succès, - de la mort de Philippe II à l'avènement des Bourbons -, elle s'est voulue à la mesure des goûts et des moeurs de son temps. Peut -être se repère-t-on mal dans l'abondance de cette production, car la comedia, c'est un continent dont un ensemble de 10.000 pièces nous sont parvenues, c'est dire qu'un tiers a échappé au naufrage; un ensemble d'inégale valeur qui emprunte sa matière tant à la fable qu'à l'histoire...


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Par jacqueline baldran
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COLLÈGE DU TEMPS RETROUVÉ . EAUBONNE 



Hugo, Dumas, Vigny...
Quelle magnifique constellation ! Hugo et Dumas ont le même âge,Vigny est leur aîné de 5 ans . Des fées se sont penchées sur leurs berceaux, donnant à chacun le talent, le génie et la beauté.


Car au moment où nous allons les rencontrer, ils sont beaux tous les trois Victor,"l'archange", Alexandre dont le pâle visage romantique est éclairé par des yeux d'un bleu saphir et Alfred, "le blond chérubin aux traits fins et spirituels "follement élégant dans son bel uniforme."

Trois jeunes hommes qui, pour le meilleur et pour le pire,vécurent leur enfance et leur adolescence dans l'ombre immense de Napoléon.
Trois jeunes hommes dévorés, chacun à leur façon, de l'ambition de réaliser leur destin d'écrivains, trois jeunes adultes qu'accompagneront longtemps, et peut être jusqu'à la fin de leur vie, les ombres prégnantes d'un père et d'une mère.

Trois amis enfin qui partageront,Vigny plus discrètement qu'Alexandre ou que Victor, un goût immodéré pour les femmes. Trois amis mais aussi trois rivaux dont cette anecdote porte l'éloquent témoignage. Victor Hugo dit à Dumas: "Je suis furieux contre Vigny. Il raconte partout qu'il a écrit la première pièce romantique." Et Dumas de répondre: "Vous avez raison. C'est insupportable. Tout le monde sait que c'est moi ".

Mais l'amitié triomphera. Dans une lettre au fils d'Alexandre, Hugo écrit " Alexandre Dumas est un de ces hommes qu'on peut appeler les semeurs de civilisation. Nous avons été jeunes ensemble. Je l'aimais et il m'aimait. Alexandre Dumas n'était pas moins haut par le cœur que par l'esprit; c'était une grande âme bonne."
 Dumas appartient à son siècle, il a, comme Victor Hugo, grandi au son des fanfares; au berceau de leur génération, les bulletins des victoires de la grande armée ont tenu lieu des contes des Mile et une nuits.



Puis en 1814 l'Aigle tomba et le roi Louis XVIII revint à Paris. Chassé un an plus tard par le retour fulgurant de Napoléon pour les Cent Jours, Louis XVIII pliait bagage. Après la défaite de Waterloo commença  la seconde Restauration .
 Louis XVIII meurt en 1824, lui succède son frère Charles X. La révolte gronde contre le gouvernement de ce roi qui oublie qu'il n'y a plus de pouvoir absolu. En juillet 1830, les insurgés attaquent l' Hôtel de Ville et réclament le rétablissement de la République.

La Fayette et le duc d'Orléans se donnent l'accolade sous les plis du drapeau tricolore. "Le baiser républicain de La Fayette a fait un roi" (Chateaubriand). La révolution de Juillet  ne débouche pas sur une république mais sur La Monarchie de juillet qui consacre le triomphe de la bourgeoisie et de ses valeurs.

La société se transforme. Après 1830 apparaît en pleine lumière l'unique valeur qui gouverne la société moderne: l'argent.
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Par jacqueline baldran
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Jacqueline BALDRAN  Maître de conférences Paris IV


Le roman picaresque, si parfaitement
 ancré dans le réel,  ne prend sens qu'entenant compte de son origine et, surtout, des deux données alors constitutives de la mentalité espagnole au Siècle d'or : la Foi et l'Honneur.

Les vertus espagnoles, dans leur grandeur, leurs excès et leurs déviations ont trouvé leur expression à la fois idéale et réelle dans le type de l'Hidalgo, emblème de la société du Siècle d'or et devenu un archétype.

C'est parce que l'honneur devient en Espagne le principe qui informe toute la vie sociale et morale et opère un rigoureux partage qu'en réaction s'institue le mythe du picaro...

  

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Université Permanente de la Ville de Paris

Cycle de 5 conférences

 

 

Première conférence

Le soleil des Habsbourg

 Ce sont les rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, qui ont préparé, forgé le futur destin de la péninsule. Ils sont la charnière entre le Moyen–Age et les Temps modernes. Avec leur union s'amorce l'unification de l'Espagne.

En 1492, la chute du dernier royaume arabe de Grenade s'achève la reconquête de la péninsule et consolide l'unification du territoire.
Avec l'expulsion des Juifs non convertis et l'introduction du tribunal de la Sainte Inquisition, s'amorce l'unification religieuse. 

La découverte de l'Amérique, en octobre 1492, ouvre à l'Europe un monde nouveau. Les infants ne sont que des pions sur l'échiquier politique. C'est par le mariage de deux de leurs enfants, Juan et Juana, que furent scellés les liens avec les Habsbourg d'Autriche.

                 





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